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Former les jeunes aux métiers de l’environnement

par etudiantafricain
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Avec son Projet de déploiement des technologies et innovations environnementales pour le développement durable et la réduction de la pauvreté (PDTIE), l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) renforce notamment les compétences des jeunes dans les technologies innovantes pour la protection de l’environnement. 

Depuis 2021, l’IFDD, organe subsidiaire de l’OIF, met en œuvre dans le Bassin du Congo le PDTIE, conjointement soutenu par l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et l’Union européenne. En deux années, le projet a déjà atteint des résultats forts, notamment sur le volet de l’innovation avec le développement en cours de 132 technologies vertes par des jeunes chercheurs et innovateurs de la sous-région.  

Le renforcement des capacités n’est pas en reste, puisqu’à travers le PDTIE, ce sont 54751 francophones dont 11684 jeunes du Bassin du Congo qui sont partis en ligne à la conquête des professions de l’environnement et leurs savoir-faire techniques. Ce programme de formation à la carte en deux sessions annuelles développe, par secteurs d’activité, un éventail de métiers porteurs et technologies novatrices pour la protection de l’environnement. Les deux cours ouverts à tous – Métiers de l’environnement et Technologies de l’Environnement – sont conçus comme des salons numériques de mentorat professionnel dont l’objectif est d’accompagner l’orientation, l’insertion ou la reconversion professionnelles dans ces domaines, dans une perspective de réponse à la transition écologique et aux besoins en renforcement des compétences qui en découlent. 

Les jeunes formés ont ensuite la possibilité, sur sélection, d’améliorer les compétences acquises sur le terrain à travers des formations de renforcement en présentiel. En 2022, deux sessions ont eu lieu au Cameroun sur les thématiques « agriculture et agroalimentaire durable » et « construction et énergie durables » et deux en RDC sur les thématiques « déchets et énergie durable » et « phytoremédiation, phytopharmacopée et agroforesterie », auxquelles 204 jeunes du Bassin du Congo ont pris part en tout. Pour 2023, ce sont 85 jeunes d’Afrique centrale, avec une orientation des formations tournée vers les pratiques agroécologiques, portant à 289 jeunes formés en présentiel en 2 ans.  

Basé sur le triptyque recherche scientifique, innovation technologique et entrepreneuriat écologique, ces formations viennent renforcer le parcours structuré pour contribuer durablement au développement des compétences des jeunes et à une mise en application rapide. Les résultats ne se sont pas fait attendre, puisque plusieurs participants ont déjà intégré les enseignements reçus dans leur pratique professionnelle.  

Certains organisent déjà des sessions de formation portant sur les techniques d’agriculture durable en milieu rural au Cameroun, au Gabon et au Tchad. D’autres développent de projets rentables et écologiques à impacts rapides. Ainsi, au Cameroun Aimé Cezylle Ngotcho a mis sur le marché le vin Le Paysan à base de feuilles d’hibiscus (foléré  /bissap). Wunie Leubou Kamaha réalise et commercialise les jus de fruits naturels Vitabon. Awel Njifon Oussené, lui, a conçu un centre de santé écologique dans le village Ndogbakand de l’arrondissement de Yabassi. En RDC, Balagwa Kabbya a créé une entreprise spécialisée dans la production et la vente de champignons pleurotes, et d’engrais et pesticides biologiques. Bey Ntunda Kilolo a lancé une unité de production de pavés écologiques à partir de bouteilles en plastique. De son côté, Beni Makila a mis en place une usine de fabrication de craies scolaires, sans financement externe. Cerise Mbenzu effectue, elle, une recherche dans l’agroforesterie et la permaculture dans les communautés périphériques de Kinshasa, tout en mettant en place une structure d’accompagnement y afférent. Quant à Lajoie Amazone, il a créé une entreprise verte dénommée Amazone Renewable Energy Solution (ARES) à Kisangani et y emploie une dizaine de jeunes qui œuvrent au dimensionnement des besoins des ménages et entreprises en énergies renouvelables, notamment à travers la fabrication, l’installation et la maintenance de systèmes photovoltaïques et de dispositifs à biogaz. 

Signe de la réussite de ce type de formations, elles ont été déployées cette année, pour la première fois, à d’autres zones de l’espace francophone : en Haïti et en Afrique de l’Ouest (Bénin et Niger).

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