La nécessité et l’importance d’une faculté de psychologie et des sciences de l’éducation dans l’apprentissage des techniques d’enseignement ont été expliquées mardi par une professeure de l’université pédagogique de Kinshasa (UPN), en République démocratique du Congo, lors d’un échange avec l’ACP.
«Sans la psychologie, il n’y aurait pas d’éducation parce qu’avant d’enseigner, il vous faut bien connaître ce que vous devez enseigner mais aussi être en mesure de décrypter les aptitudes de l’apprenant lui-même, d’où réside la nécessité d’être mieux équipé en psychologie», a expliqué Marie-Jeanne Kalenga, docteure en sciences psychologique.
Elle a outre fait remarquer que les avantages d’un apprentissage en psychologie sont visibles dans l’exercice de toutes les professions sociales.
«Il y a un problème de développement et le développement en psychologie est un processus: il commence dès la conception jusqu’à la fin de la vie et ce développement doit être bien encadré et nécessite un bon climat, qui signifie l’affection(…). Un enfant qui n’est pas aimé ne peut se développer et ne pourra pas donner son meilleur dans n’importe quel domaine», a-t-elle affirmé tout en soulignant que cette observation renforce l’idée que la psychologie, en tant que science de l’éducation, est un vecteur primordial dans la formation des enseignants et éducateurs.
Au sujet des avantages qu’offre le cours de psychologie aux étudiants, la spécialiste a expliqué que, selon l’Université pédagogique nationale, «quand on parle de pédagogie, on pense directement à l’éducation, et l’éducation englobe également l’instruction».
Quant aux avantages spécifiques que ce département apporte aux étudiants, Mme Kalenga Tshala a rappelé que cette formation permet notamment de comprendre des réalités socioculturelles troublantes, telles que la stigmatisation des enfants accusés de sorcellerie.
«Comment ces enfants peuvent-ils se développer s’ils ne sont pas aimés? Cette question met en lumière l’importance de la psychologie dans l’accompagnement et la réhabilitation des jeunes en difficulté», a-t-elle conclu.
ACP